L’ostéopathie face aux principaux changements hormonaux pendant la grossesse et  le post partum

Conférencière

Claudine Ageron Marque Sage femme Ostéopathe DO MROF ( F)

Membre du registre des ostéopathes de France, Claudine Ageron-Marque a exercé pendant 20 ans en tant que sage-femme et met sa grande expérience clinique en gynécologie et en obstétrique au service d’une approche ostéopathique efficace et structurée de la grossesse et du post-partum. Elle est l’auteur du «Guide pratique d’ostéopathie en gynécologie» éditions SATAS. Elle a été membre WOHO (World Osteopathic Health Organization) et de l’American Academy of Osteopathy (AAO)

 

Résumé de la conférence

« L’ostéopathie face aux principaux changements hormonaux pendant la grossesse et  le post partum »

La grossesse est un état déséquilibré en équilibre.

Pendant la gestation, de nouvelles hormones apparaissent grâce à l’apparition d’une glande endocrine, le trophoblaste qui deviendra le placenta.

Le jeu hormonal se voit bousculé par l’apparition des HCG (hormone chorionique gonadotrope), HPL (hormone placentaire lactogénique), la relaxine.

Pour permettre la croissance de l’embryon puis du fœtus, l’axe hypothalamo-hypophysaire doit s’adapter.

Ainsi apparaitront des modifications au niveau de l’hormone de croissance, de la prolactine.

Tout l’organisme s’ajuste pour maintenir le fœtus dans un lieu calme et tranquille (progestérone), avec l’énergie nécessaire pour grandir (modification de l’assimilation des glucides) et l’élimination des toxines (les reins).

Enfin, l’ocytocine (l’hormone de l’attachement) joue un rôle définitif en fin de grossesse.

Le rôle de l’ostéopathie est avant tout préventif.

Un des grands principes ostéopathiques de Mr AT Still est : « la loi de l’artère est suprême ».Chaque organe est en connexion avec les autres. Pendant la grossesse le corps s’adapte, compense, modifie sa posture, sa biochimie et sa psyché. La circulation aussi bien au niveau placentaire que pancréatique, hépatique, rénal, hypothalomo-hypophysaire doit être suffisante pour que l’information soit transportée et conduite et que la nutrition soit assurée ainsi que l’élimination des toxines.

La main ostéopathique devient le vecteur de cet équilibre fragile, restituant une bonne homéostasie.